Frequently asked questions to Didier Spade, who is the creative force behind this project

Why did you decide to launch this adventure ?

This project is the result of several things : my family history : interior designers of cruiseliners for two generations, the achievement of my previous ship building and management projects :  le Clipper Paris & Paris Yacht Marina, my meeting with François Tajan during the nez du FRANCE auction, as well as my meeting with Jean Pierre Véron who won the auction, the passionate enthousiasm that the entire world has for the FRANCE, my father's death, my passion for boats and a desire to return to sea after 20 years on rivers (upon which I'll continue to sail...)

Your ship is by far larger and more expensive than your previous ships (200 to 250 million euros for the entire project) : are you suffering from delusions of grandeur ?

This type of project can only be undertaken with a team of experts in each field who collaborate with me to "drive this project home".

Otherwise, the method remains the same for building smaller ships : we're just scaling up. Nothing is insumountable, especially since France is rich with experts in shipbuilding.

As for the financial aspect : an exceptional project will find exceptional financing !

What will your ship have in common with the OLD « FRANCE » ?

The DIFFERENCE.

Le FRANCE was different from other ships in by her size and her performance : she was de "Queen" of cruiseliners.

The "nouveau FRANCE" is also, by her architecture, different from other ships. The old FRANCE symbolized the French 'art de vivre' ; the "nouveau FRANCE" will be different from other cruiseliners by breaking with current trend of "floating amusement parks". We'll build an elegant cruise ship which will mark the return of 'quality over quantity'.

What justifies using the name "le nouveau France" and can you use the « FRANCE » name ?

The ship will be called 'FRANCE' because our ambition is to wear the colors "the French difference : creativity, art de vivre, refinement..." beyond the seas.

J'ai have trademarked the name and design of the FRANCE with INPI (Institut National de la Propriété Industrielle) as well as the name "paquebot FRANCE" ; the Minister of Ecology and Energy a certificate of the reservation of the name "France" for this ship.

Where will this ship be built ?

I immediately think of Saint Nazaire ; I'm quite attached to this town ; it would be ideal so that this new FRANCE would be in the tradition of the old FRANCE. In the 50's, Europe was still recuperating from WW2 and the FRANCE could not have been built in France. Today, the ship can be both French and European. However, cost will be an issue.

Ayant fait construire mon dernier bateau, le « Clipper Paris », à Saint Nazaire, et ayant pu observer pendant plusieurs mois l’expertise des Chantiers, j’ai une préférence pour cette solution. J’ai d’ailleurs signé avec le Chantier STX de St Nazaire un premier contrat portant sur un complément d’étude du navire, consécutivement aux travaux déjà réalisés par mon bureau d’architecture naval habituel.

Avez-vous prévenu l’Etat français, de vos intentions ?

Oui. J’ai d’ailleurs reçu certains encouragements au plus haut niveau.

Qui exploitera ce navire, une fois construit ?

A ce stade, je ne le sais pas encore ; il existe des structures françaises qui possèdent le savoir-faire pour gérer ce type de navire; mais la question du choix est aujourd’hui un peu prématurée. On peut aussi constituer une société d’exploitation pour qu’il soit géré « en interne ».

Vous dites qu’il s’agira d’un navire écologique, en quoi le sera-t’il plus que les autres ?

En premier lieu, les formes du navire font l’objet d’une étude particulièrement poussée pour minimiser la traînée et donc diminuer la résistance à l’avancement.

En second lieu, il n’est pas prévu qu’il aille très vite ; 15/18 nœuds sont des vitesses tout à fait acceptables – on est loin des 32 nœuds de l’ex-FRANCE ; le « nœud de plus » coûte très cher en énergie.

En troisième lieu, nous travaillons sur la motorisation ; il existe aujourd’hui pour ce type de navire des solutions optimisées, et la recherche progresse tous les jours.

En quatrième lieu, l’éclairage sera assuré dans la majeure partie des cas par des leds, système aujourd’hui éprouvé et très faible consommateur d’énergie. Quand on sait combien il y a d’ampoules dans un paquebot de cette taille, on réalise l’économie d’énergie.

En cinquième lieu, des systèmes d’aide à l’avancement sont en cours d’investigation ; ils pourraient contribuer à diminuer sensiblement la facture énergétique.

Quel sera le port d’attache du FRANCE ?

Cette question n’a pas encore été abordée. Nous avons encore un peu de temps pour la traiter. J’ai personnellement une petite préférence pour Le Havre, qui vient dans la continuité du projet du « Grand Paris ». Le Havre est aussi un port mythique par rapport à la saga du France historique. Néanmoins, le port d’exploitation du navire sera, lui, très vraisemblablement en méditerranée, compte tenu de son programme de croisières.

Le nouveau paquebot France aura, d’après vous, un coût global de 200 à 250 M€, et ne comprendra que 250 cabines ; l’équation est-elle possible ? Avez-vous fait une étude de marché ? Comment envisagez vous le financement du projet ?

Le projet de construction d’un nouveau paquebot France a fait l’objet, avec l’expertise de consultants spécialisés, d’une étude approfondie du marché de la croisière, de ses perspectives et préalablement à toutes autres investigations, d’une étude de la rentabilité de l’investissement qu’il représente.

Précisons quelques points fondamentaux :

  • Le marché mondial de la croisière de porte bien en dépît d’un grand nombre de paquebots géants mis sur le marché ces quinze dernières années créant une surcapacité passagère en train d’être comblée grâce à la diminution du nombre de nouvelles commandes ces deux dernières années.
  • Le marché européen est, lui, globalement en croissance. Les perspectives pour les années à venir sont excellentes.
  • Le nouveau France est sur un marché européen et international de la croisière de luxe ; ce créneau est déjà occupé par quelques navires qui proposent un type de service bien identifié pour une clientèle qui l’est tout autant.
  • Le « produit France » se situera au même niveau de prix que les paquebots positionnés sur le même marché, mais disposera de l’atout de la modernité, de l’originalité et de la différence.
  • Le remplissage du nouveau France correspond à 25.000 personnes par an, soit environ 12.000 familles, ce qui est très faible en regard de la demande en matière de croisières de luxe. Or du fait de ses spécificités architecturales, de son côté « vitrine de la France », et du confort de ses aménagements il sera un produit incontournable sur ce marché.
  • De nouveaux marchés émergents (Inde, Chine etc.) constitués d’une population à fort pouvoir d’achat désireuse de consommer des articles de luxe représentent un débouché important dans les années à venir; rappelons que le nouveau FRANCE ne sera opérationnel au mieux que dans quatre ans et que d’ici là, ces marchés émergents auront littéralement envahis la planète luxe.

Concernant le financement du navire, la stratégie envisagée repose sur une mise sur le marché des actions de la société propriétaire du navire une fois qu’il sera lancé : « Le France doit être la propriété des français ».

Entre temps, un crédit relais sera mis en place afin de financer la construction.

Tous les investissements (études, communication) effectués depuis le démarrage du projet sont aujourd’hui autofinancés par les protagonistes du projet.

Si vous deviez résumer ce projet en quelques mots ?

C’est LE projet français de la prochaine décennie.

Et il vient à point nommé :
2010 célèbrera le cinquantenaire du lancement du France historique (11 mai 2010), qui doit par ailleurs faire l’objet d’une grande exposition en 2011 au Musée de la Marine.